Sit-in diasporique contre Vincent Karega à Paris

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Sit-in diasporique contre Vincent Karega à Paris

Une nouvelle Génération diasporique de la Résistance rd-congolaise est née le samedi 27 février 2021 lors d’un sit-in organisé contre les propos insolents de Vincent Karega, Ambassadeur rwandais en RDC, au Parc Monceau à Paris. Ce sit-in, prévu de 10 à 17 heures, a eu lieu dans ce parc qui se trouve à trois minutes de l’Ambassade du Rwanda.

28 février 2020 -27 février 2021, une année jour après jour – en soutirant le jour de l’année bissextile 2020 – la Ville de Paris a autorisé une manifestation contre Rwanda et le régime fantôme de Kinshasa aux alentours de l’Ambassade du Rwanda à Paris. À en croire la déclaration d’Emmanuel Grégoire, l’Adjoint de la Maire de Paris du 28 février2020 dénonçant « ce type d'échauffourées qui consiste à faire de Paris le terrain des colères et des frustrations est particulièrement choquant et les Parisiens le paient en termes de qualité de vie », il y a lieu de penser que les autorités urbaines de Paris se sont abstenues d’annuler cette manifestation qui a eu lieu au Parc de Monceau à trois minutes de l’Ambassade du Rwanda pour éviter des incidents similaires à ceux du 28 février 2020, le jour du Concert de Fally Ipupa à Bercy. Il faut noter que le Sit-in anti Vincent Karega au Parc de Monceau marque la naissance d’une Nouvelle Génération de la résistance diasporique rd-Congolaise.


La diaspora rd-Congolaise est dynamique mais en général désunie ; et cela surtout depuis la nomination opaque de Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi à la tête du pays. Mais malgré cela, il serait injuste de ne pas reconnaître en elle l’efficacité et la ténacité dans sa lutte contre des antivaleurs et l’usurpation en RDC. En effet, cette diaspora a les atouts pour faire chuter – en communion avec les résistants locaux –  le pouvoir usurpateur de Kinshasa. Elle informe et donne la vie et l’espoir à la population abandonnée par des politiciens brigands. Elle démasque et dénonce des politiciens en

collaboration avec des occupants de la RDC. Eh bien, c’est vraiment une diaspora engagée qui provoque ou renforce l’ascension ou la déchéance des acteurs politiques.


En grec diaspora veut dire « dispersion » et elle est associée à l’histoire de juifs qui depuis la destruction de Jérusalem en l’an 70 vivent en dispersion dans le monde. C’est la diaspora « Diaspora » qui est toutefois écrite en majuscule. C’est à partir du début du XXème siècle que ce terme a été repris pour d’autres communautés. Pour ce faire, trois caractéristiques sont fondamentales afin qu’une communauté ait le statut diasporique : la conscience ainsi que le fait de revendiquer une identité ethnique ou nationale, l’existence d’une organisation politique, religieuse ou culturelle du groupe (vie associative) et enfin l’existence de contacts sous diverses formes, réelles ou imaginaires, avec le territoire ou le pays d’origine.

La diaspora congolaise contemporaine est née des mutations de processus migratoire que connait la RDC depuis la proclamation de son indépendance nominale jusqu’à nos jours. C’était d’abord les étudiants boursiers qui, en majorité, partaient en étranger pour y poursuivre les études, mais y restaient pour diverses raisons. Ensuite, les opposants politiques engendrés par des agitations causées par la neutralisation du gouvernement Lumumba. Ce sont donc surtout des exilés politiques qui, au lendemain de l'indépendance, quittaient en contrainte le pays pour s’installer à l’étranger.

 

C’est vers les années 1970 que commença la démystification de l’Europe, où jadis le séjour était réservé aux gens nantis. Désormais, l’Europe était devenue une terre où tout Congolais pourrait séjourner ; autrement dit, une mosaïque où de différentes classes sociales pouvaient se côtoyer sous un ciel étranger. C’est aussi à partir de ce moment-là qu’on commença à appeler des zaïrois de l’Europe « des gicains ». Et comme ce qualificatif n’a pas su tenir longtemps ; il fut alors substitué par le qualificatif « Parisien ou tout simplement Ziana ». Ce changement était survenu suite à l’élargissement de l’univers congolais dans l’espace européen avec l’ajout d’autres pays, tels la France et la Suisse qui se sont ajoutés à côté de la Belgique. À partir des années 1980 que l’Europe de l’ouest a enregistré la croissance de demande d’asile par des zaïrois ressortissants de grandes écoles.

 

Par ailleurs, il serait aussi important de mentionner que dans notre ère numérique, la préoccupation d’envergure internationale avec « diaspora » suscite des critiques allant parfois jusqu’à plaider pour l’abandon du terme « diaspora » en raison de son universalisation provoquée par le nombre en croissance rapide des migrants. Le nombre de migrants vivant en dehors de leur pays natal a, en effet, atteint le chiffre de 272 millions de personnes, soit 3,5 % de la population mondiale. Néanmoins, comment peut-on parler de la « Diaspora », au moment où des communautés de migrants suivent en temps réel tout ce qui se passe dans leur pays d’origine ; et voire même participent simultanément à un culte religieux célébré à partir de là ? Pour le comprendre, il y a lieu de citer le  sociologue Rogers Brubaker qui souligne dans son article « Ethnic and Racial Studies » que l’universalisation de diaspora signifiait, paradoxalement, la disparition de la diaspora (The universalization of Diaspora, paradoxically, means the disappearance of Diaspora). Ainsi donc, la diaspora rd-congolaise est bel et bien présente en RDC.

Tout comme des avions ravitailleurs réapprovisionnent en carburant des aéronefs en vol à l’aide d’une perche rigide, des mouvements diasporiques rd-congolaises de résistance alimentent ainsi en énergie les résistants congolais qui affrontent sur place au pays des tourmentes sociopolitiques qui rongent le quotidien du congolais. Et depuis environ une année, une nouvelle génération s'est émancipée de divers groupes diasporiques des résistants, non pour se séparer d’eux, mais plutôt pour ajouter à la résistance traditionnelle l’aspect d’informer les couches populaires de leurs pays respectifs d’accueil. Car les médias traditionnels globalisés ne s’intéressent pas sur ce qui se passe en RDC. C’est pour cette raison que cette nouvelle génération s’est assigné le devoir d’informer le public autochtone de ces pays par le biais de l’animation sociopolitique de tous genres. Cette nouvelle génération qui s’identifie comme Génération Vérité des Urnes est intergénérationnelle, polyglotte, polyvalente et capable de confronter différentes couches de la population mondiale aux fléaux qui rongent la RDC. Elle est altruiste au dépens de la causa prima : l’unité et la libération du pays. Elle est composée de ressortissants de diverses obédiences et s’entendent au-dessus des considérations de classes, de tribus et de religions. Ils sont habiles de se converger à l’unanimité pour le bénéfice de l’unité du Congo.

 

La diaspora congolaise est donc bien une forte branche de l’économie congolaise qui a des atouts pour changer la donne politico-économique en RDC, et aussi une source de ravitaillement énergétique qui se converge avec ces groupes infatigables des résistants qui agissent en RDC pour sa liberté totale. C’est ce que prouve ce Sit-in du samedi 27 février 2021 au Parc de Monceau à Paris, un lieu très fréquenté et aussi bien apprécié par les organisateurs comme un modèle des lieux à fréquenter afin que les cris des congolais que des usurpateurs clochardisent et massacrent perpétuellement puissent parvenir jusqu’aux oreilles des opinions populaires du monde ! Eh bien, c’est là la stratégie de la Génération Vérité des Urnes : informer l’opinion publique des nations démocratiques sur les fléaux qui rongent la RDC afin qu’elle mette au pilori la complicité de sa classe politique dans le ravage de la République Démocratique du Congo.

 

efb